Actualité de l'édition

Nous sélectionnons pour vous les ouvrages les plus intéressants parus.

En 1976 au Canada, le jeune Elijah Ary, quatre ans, fait des « rêves-souvenirs », à la suite desquels il cite des personnes, des noms et des lieux précis provenant d’un Tibet révolu. Ces propos exceptionnels sont authentifiés par des maîtres bouddhistes et, à l’âge de huit ans, Elijah est reconnu par le Dalaï-Lama comme le tulkou – la « renaissance » – de l’érudit tibétain Guéshé Jatsé, maître de méditation.

Cet ouvrage de référence, édité pour la première fois en 1930 et dont on recommande chaudement la lecture, permet à chacun de se familiariser avec l'une des expressions les plus originales de l'enseignement du Buddha et de pénétrer le cœur spirituel du Japon. L'auteur expose les principes de chaque école par le biais de conversations avec des bonzes, ce qui rend la lecture très plaisante, d'autant que ces échanges sont tenus dans le cadre de monastères célèbres et que la beauté de l'environnement participe à la sérénité du récit.

En Himalaya, dans la région du Langtang, les ermitages monastiques népalais de Liping et de Bakhang ont été fondés par le maître bouddhiste de la lignée Drukpa, Sengdrak Rinpoché, tout près de la frontière avec le Tibet d'où il était originaire. Moine bouddhiste et poète, Jigmé Thrinlé Gyatso s'est associé au photographe Yann Rollo van de Vyver pour réaliser cet ouvrage qui raconte simplement la vie monastique et érémitique en Himalaya.

« Quel est ton visage avant la naissance de tes parents ? » Les kôans du ch'an (zen, en japonais), invitent chacun à contempler et à vivre sa nature véritable. À travers des anecdotes truculentes, des aphorismes surprenants, des sentences paradoxales, souvent cocasses mais toujours inspirantes, le kôan nous permet de nous débarrasser du connu et de faire l'expérience directe de la réalité.

Siddharta Gautama, dit le Bouddha, a laissé un enseignement universel. Cet art d'exister se pare de "Trois Joyaux" dont la beauté est inépuisable. Bouddha, Dharma et Sangha peuvent s’interpréter comme "apprendre" de la vie, "comprendre" la vie, et "partager" cela avec sa communauté. Cet ouvrage tente de retracer ces enseignements et leurs subtilités ainsi que toutes les possibilités qui s'offrent à nous dans la pratique de l'enseignement de Buddha. Luong Can-Liêm est docteur en psychologie, psychiatre libéral, consultant à l'hôpital Sainte-Anne, à la Croix-Rouge et au Centre Minkowska pour la santé mentale des migrants (en 2006) et chargé de cours à l'Université Paris V. Il a déjà publié plusieurs ouvrages consacrés au bouddhisme comme Bouddhisme et psychiatrie (L'Harmattan, 1992) et Psychothérapie bouddhique (L'Harmattan, 2002).

Pour la première fois, ce monument de l'ésotérisme japonais est disponible en français. Le Shingon-Mikkyō traite de façon complète l'histoire, les doctrines, les pratiques de l'école Shingon et  son enseignement secret, le mikkyō. Issu des enseignements tantriques apparus en Inde entre le Ve et le VIIe siècles, transmis en Chine puis au Japon au IXe siècle de notre ère, grâce au religieux Kūkai (774-835), la discipline Shingon-Mikkyō vise à permettre à l'adepte de révéler sa "nature de buddha" (ou tathāgata-garbha, en sanskrit) non pas au bout d'une longue série de renaissances, mais dans cette vie-même, grâce à la méditation sur la doctrine et à la mise en œuvre des exercices pratiques qu'elle préconise.

"Il s'agit de comprendre qu'il n'y a pas d'occupation plus bénéfique dans la vie que la méditation. Peu importe s'il faut une journée ou une vie entière pour obtenir de bons résultats. Poursuivez votre méditation à un rythme détendu, sans distractions, sans pression, et vous verrez qu'il est plus facile de continuer. Il est inutile de se fixer un moment quotidien particulier, vous pouvez méditer n'importe quand dans la journée, en comprenant résolument qu'il n'existe rien de plus important que la pratique de la méditation. En fait, il n'y a rien d'autre à accomplir dans la vie."
Shamar Rinpoché (1952-2014), Mipham Chökyi Lodrö, est le XIVe Shamarpa. Né à Dergé, au Tibet, Shamar Rinpoché est reconnu par le XVIe Gyalwa Karmapa en 1957 ainsi que par le XIVe Dalaï-Lama.

Depuis le milieu du XIXe siècle, les savants essaient de dégager une « biographie » authentique du Bouddha des « brumes dorées » de sa légende, et l’immense majorité des écrits sur le bouddhisme accepte le caractère historique de son personnage fondateur. C’est cette vérité reçue que le présent ouvrage questionne. Non seulement on ne sait presque rien de la vie du Bouddha, qui peut se résumer à quelques faits plus ou moins assurés. Mais en outre, la biographie prétendument authentique du Bouddha pose l’existence d’un bouddhisme premier et «pur» – celui du Bouddha et de ses disciples –, qui accorde aux premiers récits, indiens, de sa vie une objectivité non questionnée et dévalue les bouddhismes ultérieurs, non indiens.

Les articles rassemblés dans ce volume sont le résultat d'un projet de recherche de trois ans intitulé « Pratiques du bouddhisme tibétain à Taïwan » (2012-2015), soutenu par la fondation Chiang Ching-kuo pour les échanges scientifiques internationaux. Dans le but de contribuer aux études portant sur la globalisation des religions, ce volume adopte le concept de l'hybridité comme principal modèle d'analyse des continuités et des ruptures dans les pratiques du bouddhisme tibétain, à la fois au niveau global et en interaction avec les traditions religieuses locales des sociétés taiwanaise et chinoise. L'hybridité permet aux traditions culturelles (celles religieuses et matérielles tibétaines) de recruter de nouveaux adhérents (principalement Han) et d'être reconnues localement, régionalement et mondialement en tant que nouvelles formes de religiosité distinctes émergentes.

Loin d'être une composante accessoire de l'enseignement ou une quelconque concession destinée à un public non savant, le récit est au cœur de la parole du Buddha (Ve s. av. J.-C.) et d'une pédagogie toujours soucieuse d'efficacité. L'une des formes d'enseignement figurant dans les listes traditionnelles est celle appelée jātaka, ou récit d'épisodes qui se sont déroulés dans une vie antérieure du Buddha Gotama, alors qu'il était un Buddha en puissance (bodhisatta). Il existe 547 de ces vies antérieures. Il a été choisi de présenter dans ce livre les "Dix Grandes Vies", que l'on désigne en Thaïlande sous le nom de Thotsachat. Elles ont un statut éminent, qu'a favorisé leur association progressive avec les dix Perfections (pāramī). 

Ôtani Chôjun, né en 1929, est un moine de l'école bouddhique japonaise Jōdo shinshū, « la véritable école de la Terre pure ». Cette école fut fondée au XIIIe siècle par un grand réformateur, Shinran, et prit un très grand essor au XVe grâce au prosélytisme de son descendant Rennyo. Elle exerça une très grande influence dans le Japon médiéval ravagé par des guerres intestines en se diffusant largement dans la population et dans les campagnes, et de nos jours elle est la plus répandue par le nombre de ses croyants. Les moines de cette école pouvant se marier et avoir des enfants, Ôtani Chôjun est lui-même un descendant de Shinran et de Rennyo. Après avoir terminé ses études, à l'université de Tokyo le bouddhisme, le sanskrit et la littérature française, il est venu en France en 1955 où il étudia huit ans la littérature française à la Sorbonne.