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Siddharta Gautama, dit le Bouddha, a laissé un enseignement universel. Cet art d'exister se pare de "Trois Joyaux" dont la beauté est inépuisable. Bouddha, Dharma et Sangha peuvent s’interpréter comme "apprendre" de la vie, "comprendre" la vie, et "partager" cela avec sa communauté. Cet ouvrage tente de retracer ces enseignements et leurs subtilités ainsi que toutes les possibilités qui s'offrent à nous dans la pratique de l'enseignement de Buddha. Luong Can-Liêm est docteur en psychologie, psychiatre libéral, consultant à l'hôpital Sainte-Anne, à la Croix-Rouge et au Centre Minkowska pour la santé mentale des migrants (en 2006) et chargé de cours à l'Université Paris V. Il a déjà publié plusieurs ouvrages consacrés au bouddhisme comme Bouddhisme et psychiatrie (L'Harmattan, 1992) et Psychothérapie bouddhique (L'Harmattan, 2002).

Pour la première fois, ce monument de l'ésotérisme japonais est disponible en français. Le Shingon-Mikkyō traite de façon complète l'histoire, les doctrines, les pratiques de l'école Shingon et  son enseignement secret, le mikkyō. Issu des enseignements tantriques apparus en Inde entre le Ve et le VIIe siècles, transmis en Chine puis au Japon au IXe siècle de notre ère, grâce au religieux Kūkai (774-835), la discipline Shingon-Mikkyō vise à permettre à l'adepte de révéler sa "nature de buddha" (ou tathāgata-garbha, en sanskrit) non pas au bout d'une longue série de renaissances, mais dans cette vie-même, grâce à la méditation sur la doctrine et à la mise en œuvre des exercices pratiques qu'elle préconise.

Depuis le milieu du XIXe siècle, les savants essaient de dégager une « biographie » authentique du Bouddha des « brumes dorées » de sa légende, et l’immense majorité des écrits sur le bouddhisme accepte le caractère historique de son personnage fondateur. C’est cette vérité reçue que le présent ouvrage questionne. Non seulement on ne sait presque rien de la vie du Bouddha, qui peut se résumer à quelques faits plus ou moins assurés. Mais en outre, la biographie prétendument authentique du Bouddha pose l’existence d’un bouddhisme premier et «pur» – celui du Bouddha et de ses disciples –, qui accorde aux premiers récits, indiens, de sa vie une objectivité non questionnée et dévalue les bouddhismes ultérieurs, non indiens.

Loin d'être une composante accessoire de l'enseignement ou une quelconque concession destinée à un public non savant, le récit est au cœur de la parole du Buddha (Ve s. av. J.-C.) et d'une pédagogie toujours soucieuse d'efficacité. L'une des formes d'enseignement figurant dans les listes traditionnelles est celle appelée jātaka, ou récit d'épisodes qui se sont déroulés dans une vie antérieure du Buddha Gotama, alors qu'il était un Buddha en puissance (bodhisatta). Il existe 547 de ces vies antérieures. Il a été choisi de présenter dans ce livre les "Dix Grandes Vies", que l'on désigne en Thaïlande sous le nom de Thotsachat. Elles ont un statut éminent, qu'a favorisé leur association progressive avec les dix Perfections (pāramī). 

"Il s'agit de comprendre qu'il n'y a pas d'occupation plus bénéfique dans la vie que la méditation. Peu importe s'il faut une journée ou une vie entière pour obtenir de bons résultats. Poursuivez votre méditation à un rythme détendu, sans distractions, sans pression, et vous verrez qu'il est plus facile de continuer. Il est inutile de se fixer un moment quotidien particulier, vous pouvez méditer n'importe quand dans la journée, en comprenant résolument qu'il n'existe rien de plus important que la pratique de la méditation. En fait, il n'y a rien d'autre à accomplir dans la vie."
Shamar Rinpoché (1952-2014), Mipham Chökyi Lodrö, est le XIVe Shamarpa. Né à Dergé, au Tibet, Shamar Rinpoché est reconnu par le XVIe Gyalwa Karmapa en 1957 ainsi que par le XIVe Dalaï-Lama.

Les articles rassemblés dans ce volume sont le résultat d'un projet de recherche de trois ans intitulé « Pratiques du bouddhisme tibétain à Taïwan » (2012-2015), soutenu par la fondation Chiang Ching-kuo pour les échanges scientifiques internationaux. Dans le but de contribuer aux études portant sur la globalisation des religions, ce volume adopte le concept de l'hybridité comme principal modèle d'analyse des continuités et des ruptures dans les pratiques du bouddhisme tibétain, à la fois au niveau global et en interaction avec les traditions religieuses locales des sociétés taiwanaise et chinoise. L'hybridité permet aux traditions culturelles (celles religieuses et matérielles tibétaines) de recruter de nouveaux adhérents (principalement Han) et d'être reconnues localement, régionalement et mondialement en tant que nouvelles formes de religiosité distinctes émergentes.

Le Bodhicaryāvatāra de Śāntideva ou, selon sa version française, "L'Exposition des pratiques d'Éveil", est sans doute l'un des plus beaux fleurons de ce qu'on appelle le Bouddhisme du Grand Véhicule. Mais de quoi l'Éveil est-il exactement le nom ? C'est ce qu'essaie de dévoiler Alexis Lavis dans cet ouvrage, à travers certaines réflexions phénoménologiques, tout en révélant au lecteur la richesse sémantique des langues indo-européennes, qui cachent dans leurs racines des formes élémentaires d'être au monde... Sa traduction du chef-d'oeuvre de Śāntideva, à la fois moderne et rigoureuse, et la longue étude qu'il livre de ce texte permettront à chacun de découvrir une pensée radicalement autre, complètement méconnue du monde occidental, mais d'une beauté et d'une profondeur unique. 

Ôtani Chôjun, né en 1929, est un moine de l'école bouddhique japonaise Jōdo shinshū, « la véritable école de la Terre pure ». Cette école fut fondée au XIIIe siècle par un grand réformateur, Shinran, et prit un très grand essor au XVe grâce au prosélytisme de son descendant Rennyo. Elle exerça une très grande influence dans le Japon médiéval ravagé par des guerres intestines en se diffusant largement dans la population et dans les campagnes, et de nos jours elle est la plus répandue par le nombre de ses croyants. Les moines de cette école pouvant se marier et avoir des enfants, Ôtani Chôjun est lui-même un descendant de Shinran et de Rennyo. Après avoir terminé ses études, à l'université de Tokyo le bouddhisme, le sanskrit et la littérature française, il est venu en France en 1955 où il étudia huit ans la littérature française à la Sorbonne.

Entrer dans une intelligence fine des religions par des contenus déterminés est une urgence pour la réflexion théologique. Leur accès est souvent difficile car il s’agit d’entrer sans a priori, grâce à l’apprentissage de leurs langues, à l’écoute de textes et de pratiques qui font apparaître des visions du monde insoupçonnées, tout à fait singulières, voire étranges et dérangeantes. Le bouddhisme, bien qu’il semble familier aujourd’hui à beaucoup par une promotion et une instrumentalisation de sa « méditation », résiste à toute approche simpliste de ses doctrines. Le théologien Thierry-Marie Courau donne ici accès à la cohérence du chemin graduel vers l’Éveil parfait et complet d’un yogin bouddhiste du Grand Véhicule indien de la fin du VIIIe s., par une analyse des Bhāvanākrama de Kamalaśīla.

Le Lalitavistara sūtra ou "Sūtra du développement des jeux du Bodhisattva" représente l'une des biographies traditionnelles du Buddha historique. Connu en Asie dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, puis en Europe à partir du XIXe siècle, ce classique de la littérature bouddhique fut traduit plusieurs fois en chinois sous les dynasties Jin et Tang et inspira les artistes du Gandhara (Pakistan) comme ceux de Borobudur (Indonésie). Basé sur la lecture du texte sanskrit et de ses traductions chinoises, le commentaire proposé dans ce volume permet de se familiariser avec cette oeuvre unique issue de la doctrine nouvelle du mahāyāna, ou grand véhicule, tout en perpétuant des épisodes biographiques du Buddha des écoles anciennes.

Le bouddhisme est-il une religion "verte" ou cette image est-elle un produit de l'imagination occidentale ? L'écobouddhisme, qui a fleuri depuis une trentaine d'années en Occident, laisse plus ou moins entendre que le bouddhisme - du fait notamment de sa vision de l'interdépendance de toutes choses - serait "écologique" par essence. Cependant, l'étude rigoureuse de la tradition originelle du Bouddha et de ses sources textuelles les plus anciennes ne permet pas d'accréditer une telle interprétation. En même temps, le bouddhisme dispose de ressources pour répondre au défi crucial de la crise écologique. Mais cela doit encore être pensé et articulé.