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Sangharakshita, né Dennis Lingwood à Londres en 1925, est décédé le 30 octobre 2018 à Hereford, en Angleterre. Enseignant bouddhiste parfois controversé, Sangharakshita a contribué, en Inde, dans les années 50, à l’instauration du bouddhisme ambedkarite, qui compte aujourd’hui des millions de fidèles et, en Angleterre, a fondé les Amis de l'Ordre Bouddhiste Occidental (AOBO) – devenue aujourd’hui la Communauté Triratna – l’un des courants bouddhistes occidentaux les plus populaires en Angleterre.

Soixante-dix membres de l'Association Bouddhiste Zen Sōtō (SZBA) – une association de prêtres (*) Zen Sōtō des États-Unis – se sont récemment réunis à New York, pour la huitième conférence bisanuelle de leur organisation. Durant quatre jours, plusieurs des intervenants se sont exprimés sur des sujets sensibles aux États-Unis comme la sur-représentation des blancs dans le bouddhisme nord-américain, le mouvement #MeToo et les questions de ségrégation, sexuelle ou de genre, comme aussi la non-reconnaisance des droits des Amérindiens. La cérémonie traditionnelle de confession – durant laquelle le pratiquant bouddhiste reconnaît les erreurs qu’il a pu commettre et s’engage à ne pas les renouveller – fut l’occasion de lire un « acte de repentance » concernant toutes les discriminations et violences faites aux êtres, surtout si elles sont perpétrées au nom de la religion et, notamment, du bouddhisme…

Le gouvernement indien a indiqué récemment qu’il revisait sa position sur le XVIIe Karmapa, Ogyen Trinley Dorje, réfugié en Inde depuis le tout début de l’année 2000. Un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur indien a notamment déclaré que les autorités étaient disposées à assouplir les restrictions qui lui avaient été imposées, quant à ses déplacements en Inde, et qu’il n’était définitivement plus soupçonné par les services de renseignement d’être un possible agent à la solde de la Chine. Un changement qui vise sans doute à bénéficier des faveurs de celui qui paraît pouvoir succéder au Dalaï-lama comme figure de référence de la communauté tibétaine et de tous les bouddhistes dits « tibétains »… un outil stratégique de poids face au puissant voisin chinois !

Plus d'un an après la démission de Sogyal Rinpoché de son statut de chef spirituel de Rigpa – le réseau international de centres bouddhistes qu'il a fondé –, l’association a fait connaître les résultats d'une enquête indépendante, commandée à l'avocat britannique Lewis Silkin, suite à plusieurs accusations portées par des étudiants et des membres du personnel de multiples cas d'abus et de mauvais traitements qui auraient été perpétrés par le maître tibétain. Le rapport détaillé de 50 pages met en lumière de nombreux problèmes considérés comme « sérieux » et énumère une série de recommandations, notamment que Sogyal Rinpoché ne participe plus à aucun des futurs événements organisés par Rigpa, qu’il n’ait plus aucun contact avec ses disciples et que Rigpa prenne des mesures pour se dissocier de son fondateur « aussi pleinement que possible ».

L'une des tâches essentielles d'un temple bouddhiste consiste à chanter des sūtra dans le cadre de la pratique quotidienne. Deux religieux japonais, le bonze Kanho Yakushiji et la religieuse Satoshi Yamamoto, ont choisi une approche originale pour promouvoir le bouddhisme auprès des jeunes en combinant des sūtra bouddhiques avec des arrangements musicaux modernes. Ils ont formé le groupe « Kissaquo » en 2003 et, depuis, se produisent dans des temples et de petits clubs et ont sorti plusieurs albums, disponibles sur des plateformes de partage de musique en ligne. Parmi les plus populaires, le « Sūtra du Cœur », l’un des sūtra les plus connus du bouddhisme mahāyāna...

Les relations entre le Saṅgha bouddhique (la Communauté des bhikkhu, les « moines ») et le pouvoir politique, notamment dans les pays d’Asie du sud-est – en Birmanie, au Sri-Lanka, en Thaïlande… –, est un constant sujet de perplexité pour les Occidentaux ! Les idées reçues sur ce sujet et la complexité des situations régionales ne facilitent pas les choses, il est vrai. On accueille donc avec reconnaissance la publication d’un petit livre qui offre toutes les clés de compréhension, au moins pour le cas particulier de la Thaïlande, d’autant qu’il est téléchargeable gratuitement sur Internet – et même si l’auteur, français, le propose en anglais !