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Dans « La pensée du Bouddha », le professeur Richard Gombrich, l'un des meilleurs spécialistes des études bouddhiques, soutient que le Bouddha est l'un des penseurs les plus brillants et les plus originaux de tous les temps, et que sa capacité d'abstraction a constitué une véritable percée intellectuelle. L'ouvrage se présente comme une introduction à cette pensée et, par là même, au bouddhisme. Il démontre que par l'étude des textes il est possible de retrouver la pensée originelle du Bouddha et d'en apprécier la cohérence et l'originalité en la mettant en relation avec le contexte historique des traditions brahmanique et Jaïn. L'ouvrage a reçu en 2010 le prix "Outstanding Academic Title" de l'association des bibliothèques américaines. 

L'œuvre de Dakpo Tashi Namgyal (1513- 1587), maître renommé pour ses qualités d'érudit et d'accompli dans les tantra et le mahāmudrā, occupe une grande place dans l'école Dakpo Kagyü. Son œuvre Lumière de diamant est considérée comme un ouvrage de référence par tous les pratiquants et enseignants des tantra bouddhiques. Cette présentation de la pratique selon différents types de tantra prend appui sur un vaste corpus de textes racines et de traités indiens, incompréhensibles sans l'éclairage d'un guide qui en a une expérience authentique. La carte fiable et détaillée qui s'en dégage permettra au pratiquant avancé de franchir les étapes de la voie rapide du Vajrayāna - qui conduit le bodhisattva à l'état de buddha

Les spéculations relatives aux buddha et aux bodhisattva s'épanouissent avec un remarquable dynamisme entre le Ier s. et le VIe s. de notre ère. Cette période dite « moyenne » ou intermédiaire du bouddhisme indien voit notamment l'affirmation progressive d'un nouveau courant, le Bodhisattvayāna, promouvant la voie du parfait Éveil. Le présent ouvrage retrace ces développements d'ordre « bouddhologique » au sein des milieux Mahāsānghika-Lokottaravādin, solidement implantés au Magadha et dans le nord-ouest de l'Inde. L'analyse historique se fonde sur une pratique philologique et consiste en l'étude de la formation et des vicissitudes du Mahāvastu, chapitre important de la « Corbeille de la Règle monastique » (Vinayapiṭāka) de cette école.

Au Vietnam, le culte des ancêtres et le bouddhisme sont deux systèmes religieux distincts. Ils peuvent être juxtaposés et se chevaucher, mais leurs frontières restent relativement étanches l'un pour l'autre. Dans le contexte post-migratoire français, on observe un phénomène étonnant et nouveau : ces deux références religieuses sont amenées à entrer en contact, à s'interpénétrer. En effet, en France, les pagodes vietnamiennes intègrent les hommages aux ancêtres, et certaines d'entre elles leur accordent même une place centrale au sein de leur espace rituel. Cet ouvrage, qui s'appuie sur une enquête de terrain réalisée dans des pagodes vietnamiennes de la région parisienne, décrit les multiples aspects de ce contact entre culte des ancêtres et culte bouddhique, et analyse les raisons de ce que l'on pourrait appeler la « bouddhisation » du culte des ancêtres en France.

Fondateur d’une nouvelle école, Nichiren est une figure originale, centrale du bouddhisme japonais. Il a laissé dans l’histoire des religions une trace assez profonde, un enseignement assez riche et accessible, pour que des siècles après sa mort des millions de "fils spirituels" au Japon et dans le monde se réclament toujours de lui. S’il n’a pu convaincre les autorités politiques et religieuses de son temps d’accorder au « Sūtra du Lotus » l’exclusivité qu’il estimait lui être due, il a cependant donné un nouveau souffle à la propagation et à la popularisation des enseignements de ce sūtra. Comme pour tout maître spirituel, l’autorité religieuse et la légitimité de Nichiren ne reposent pas sur la maîtrise d’un savoir et de sa transmission, qui engendre une discipline et donc des disciples (comme c’était le cas par exemple dans le Moyen-Age occidental). 

Premier moine japonais à avoir introduit les pratiques du Zen au Japon, Dōgen a laissé un témoignage de premier ordre sur son expérience chinoise, à travers des dialogues suivis avec Rujing (1162-1227), le maître chinois avec lequel il était entré dans des rapports communiels. Ce document permet de mieux connaître les idées et les problématiques qui habitaient le jeune moine qui, sur le modèle du pèlerin chinois Xuanzang (602-664), était parti en quête d’une intégrité religieuse tombée selon lui en déshérence dans son propre pays. Ces échanges ainsi que d’autres témoignages de l’époque chinoise présentés ici prennent leur sens une fois que l’on en situe les arguments dans l’œuvre ultérieure de Dōgen qui s’en trouve en retour éclairée et contextualisée.

Berne, capitale de la Suisse, est devenue cette année la première ville de la confédération helvétique à créer un carré dédié aux bouddhistes, dans le cimetière de Bremgarten. Une cérémonie d’inauguration a eu lieu le 5 juin 2018 et a réuni environ 150 bouddhistes, laïques et monastiques, pour consacrer ce nouvel espace.
L'ajout de cet espace dédié aux bouddhistes fait partie de l'ambition de la ville d'offrir des installations funéraires complètes répondant aux besoins et aux pratiques des cinq plus grandes traditions religieuses du monde.

Les relations entre le Saṅgha bouddhique (la Communauté des bhikkhu, les « moines ») et le pouvoir politique, notamment dans les pays d’Asie du sud-est – en Birmanie, au Sri-Lanka, en Thaïlande… –, est un constant sujet de perplexité pour les Occidentaux ! Les idées reçues sur ce sujet et la complexité des situations régionales ne facilitent pas les choses, il est vrai. On accueille donc avec reconnaissance la publication d’un petit livre qui offre toutes les clés de compréhension, au moins pour le cas particulier de la Thaïlande, d’autant qu’il est téléchargeable gratuitement sur Internet – et même si l’auteur, français, le propose en anglais !

100 questions… et bien plus encore de réponses sur le bouddhisme, en suivant la tradition Theravāda qui s’épanouit au Cambodge, au Laos, au Myanmar, à Sri Lanka et en Thaïlande. Le lecteur souhaitant s’initier aux spécificités de la tradition bouddhiste la plus ancienne, comme le voyageur et l’expatrié curieux de mieux comprendre l’univers imprégné de bouddhisme qui les entoure, trouveront ici, sous une forme simple, les réponses aux questions les plus fréquentes concernant le Bouddha, les principaux éléments de son enseignement, la vie monastique et les pratiques des fidèles, les techniques de méditation, les monuments et les fêtes, sans oublier les implications sociales et politiques contemporaines, dans les pays suivant l’enseignement du Theravāda.

Samedi 15 et dimanche 16 septembre auront lieu les "Journées européennes du Patrimoine". 
A cette occasion, plusieurs temples bouddhistes ouvrent leurs portes et proposent des visites guidées de leur lieu de culte, notamment ceux construits en Région parisienne par les populations d'Asie du sud-est. 
C'est le cas, entre autres, de la pagode Tinh Tam à Sèvres (Hauts-de-Seine), du Vatt Khemararam à Créteil et de l'Insitut Linh Son à Joinville-le-Pont (Val de Marne).

Cet ouvrage rassemble les contributions de neuf spécialistes internationaux du bouddhisme et du « Sūtra du Lotus », invités à intervenir au colloque qui s’est tenu le 2 avril 2016, à la Maison de l’UNESCO (Paris). Cet événement s’est déroulé dans le cadre de l’inauguration de l’exposition "Sūtras bouddhiques : un héritage spirituel universel - Manuscrits et iconographie du « Sūtra du Lotus »", et avec le soutien de la Délégation permanente de l’Inde auprès de l’UNESCO. Cette exposition était organisée par l’Association culturelle Soka de France (ACSF) et l’Institut de philosophie orientale (IOP) de Tokyo, en partenariat avec l’Institut d’Etudes Bouddhiques (Paris), l’Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences de Russie (Saint-Pétersbourg), l’Académie internationale de la culture indienne (New Delhi), l’Institut Dunhuang (Chine), ainsi que l’Association bouddhiste européenne (Allemagne).